basket / nationale 2 : après Poligny - Mirecourt (78-73)
Digbeu « ne doute jamais »
le 24.11.2009 04h00
L'ailier polinois a eu un apport décisif samedi face à Mirecourt / Archives Nicolas Dargaud
Mickaël Digbeu, Polinois depuis un an, revient sur son expérience jurassienne et le début de saison
Après une entame polluée par les blessures, le travailleur de l'ombre du PJBC revient bien depuis trois matchs. L'occasion de lui poser quelques questions.
Voilà plus d'un an que vous êtes arrivé à Poligny...
« Oui, je commence à être un ancien.
Qu'est ce qui vous avait décidé à l'époque ?
Je rentrais tard de vacances en Grèce et il fallait que je joue. Je m'entraînais avec Décines et mon agent m'a proposé Poligny. J'ai attendu un peu car je ne voulais pas y aller hors de forme.
Vous êtes heureux ici ?
Ce qui est sûr, c'est que je ne regrette pas mon choix. Humainement, c'est le top ici. J'ai fait beaucoup de clubs, en France et à l'étranger mais je n'avais jamais vu ça. Le staff, les bénévoles, c'est vraiment excellent.
Quel regard portez-vous sur le début de saison ?
Ça s'est bien passé au début avec les victoires, une équipe au complet. Puis nous avons eu une baisse de régime, des blessés. On a eu un calendrier favorable, il ne faut pas se voiler la face. Ça nous a permis d'engranger au début.
Poligny est moins bien ces dernières semaines. Vous confirmez ?
Depuis Orchies, on ne joue pas bien. A Tremblay (79-85), à la fin du match, j'étais hors de moi. Et samedi on gagne mais c'est l'arbre qui cache la forêt. Cette victoire cache nos lacunes. Par exemple, il manque une hiérarchie claire. Il n'y a plus trop de collectif en ce moment. Il faut se dire que ça ne passera pas à chaque fois comme ça.
Et d'un point de vue personnel ?
J'ai fait une super ''prépa''. J'étais bien lors des amicaux puis j'ai eu mal aux ischios. Alors j'ai traîné la patte pendant quelques matchs. Depuis Alfortville, je me sens mieux. J'ai 29 ans, j'ai pas mal roulé ma bosse et je ne doute jamais. Je l'ai dit à Sylvain (Sacco), ma saison va vraiment commencer après la trêve.
Vous effectuez un vrai travail de l'ombre, que l'on ne voit pas forcément sur les lignes de stats. Ce n'est pas frustrant ?
Dominique m'a dit un jour et ça m'a fait plaisir : '' Tu es un élément important dans l'équipe. '' Les gens voient seulement les stats de points. Mais les coachs qui connaissent le basket savent que j'ai fait mon boulot partout, que je m'adapte beaucoup à l'équipe. Je préfère marquer peu mais empêcher le gars en face de marquer 30 points comme il le fait d'habitude. Je sais ce que je peux apporter, ce que je vaux.
Nous vous avons vu prendre vos responsabilités en fin de match samedi...
Oui, j'ai poussé un coup de gueule. On ne jouait pas et il fallait calmer le jeu. C'est simple, deux minutes de plus et on perdait le match.
Ça vous inquiète pour la suite ?
On ne peut pas se permettre de perdre des matchs cons comme à Tremblay. Dans la deuxième phase, avec beaucoup de déplacements difficiles chez des adversaires directs, on va vraiment voir si l'équipe répond bien.
Et votre frère Alain, nous le verrons bientôt pour un match au Champ d'Orain ?
Il joue en même temps mais il est déjà venu à l'entraînement. J'ai coché la date du 19 décembre : nous jouerons à Kaysersberg et j'irai le rejoindre à Strasbourg. »
Recueilli par
Jean-Philippe Cavaillez
jpcavaillez@leprogres.fr
Digbeu « ne doute jamais »
le 24.11.2009 04h00
L'ailier polinois a eu un apport décisif samedi face à Mirecourt / Archives Nicolas Dargaud
Mickaël Digbeu, Polinois depuis un an, revient sur son expérience jurassienne et le début de saison
Après une entame polluée par les blessures, le travailleur de l'ombre du PJBC revient bien depuis trois matchs. L'occasion de lui poser quelques questions.
Voilà plus d'un an que vous êtes arrivé à Poligny...
« Oui, je commence à être un ancien.
Qu'est ce qui vous avait décidé à l'époque ?
Je rentrais tard de vacances en Grèce et il fallait que je joue. Je m'entraînais avec Décines et mon agent m'a proposé Poligny. J'ai attendu un peu car je ne voulais pas y aller hors de forme.
Vous êtes heureux ici ?
Ce qui est sûr, c'est que je ne regrette pas mon choix. Humainement, c'est le top ici. J'ai fait beaucoup de clubs, en France et à l'étranger mais je n'avais jamais vu ça. Le staff, les bénévoles, c'est vraiment excellent.
Quel regard portez-vous sur le début de saison ?
Ça s'est bien passé au début avec les victoires, une équipe au complet. Puis nous avons eu une baisse de régime, des blessés. On a eu un calendrier favorable, il ne faut pas se voiler la face. Ça nous a permis d'engranger au début.
Poligny est moins bien ces dernières semaines. Vous confirmez ?
Depuis Orchies, on ne joue pas bien. A Tremblay (79-85), à la fin du match, j'étais hors de moi. Et samedi on gagne mais c'est l'arbre qui cache la forêt. Cette victoire cache nos lacunes. Par exemple, il manque une hiérarchie claire. Il n'y a plus trop de collectif en ce moment. Il faut se dire que ça ne passera pas à chaque fois comme ça.
Et d'un point de vue personnel ?
J'ai fait une super ''prépa''. J'étais bien lors des amicaux puis j'ai eu mal aux ischios. Alors j'ai traîné la patte pendant quelques matchs. Depuis Alfortville, je me sens mieux. J'ai 29 ans, j'ai pas mal roulé ma bosse et je ne doute jamais. Je l'ai dit à Sylvain (Sacco), ma saison va vraiment commencer après la trêve.
Vous effectuez un vrai travail de l'ombre, que l'on ne voit pas forcément sur les lignes de stats. Ce n'est pas frustrant ?
Dominique m'a dit un jour et ça m'a fait plaisir : '' Tu es un élément important dans l'équipe. '' Les gens voient seulement les stats de points. Mais les coachs qui connaissent le basket savent que j'ai fait mon boulot partout, que je m'adapte beaucoup à l'équipe. Je préfère marquer peu mais empêcher le gars en face de marquer 30 points comme il le fait d'habitude. Je sais ce que je peux apporter, ce que je vaux.
Nous vous avons vu prendre vos responsabilités en fin de match samedi...
Oui, j'ai poussé un coup de gueule. On ne jouait pas et il fallait calmer le jeu. C'est simple, deux minutes de plus et on perdait le match.
Ça vous inquiète pour la suite ?
On ne peut pas se permettre de perdre des matchs cons comme à Tremblay. Dans la deuxième phase, avec beaucoup de déplacements difficiles chez des adversaires directs, on va vraiment voir si l'équipe répond bien.
Et votre frère Alain, nous le verrons bientôt pour un match au Champ d'Orain ?
Il joue en même temps mais il est déjà venu à l'entraînement. J'ai coché la date du 19 décembre : nous jouerons à Kaysersberg et j'irai le rejoindre à Strasbourg. »
Recueilli par
Jean-Philippe Cavaillez
jpcavaillez@leprogres.fr




