basket / nationale 2 : après Salins-Trappes (97-86)
2010, odyssée de Salins ?
le 22.12.2009 04h00
Quand il s'est rapproché du cercle, Vincent Margueritte a fait parler sa puissance / Photo Nicolas Dargaud
Satisfait du match contre Trappes, Redjali Simati attend un gros mois de janvier de ses joueurs
Il est bien trop tôt pour fanfaronner ou tirer des plans sur la comète, mais on a retrouvé samedi un petit bout de Salins, qui faisait sa force et son charme. Il y avait donc un JSBC de caractère sur le parquet de la salle des Communes, glaciale pour l'occasion, pour s'octroyer une victoire capitale contre Trappes, 4e. Autant dire que Redjali Simati a apprécié cette prestation collective, bien amenée malgré quelques soubresauts (encore !) dans la gestion de la fin de match. « On fait vraiment un bon match, assure un Redjali Simati rassuré. Si on finit à plus 20, il n'y a rien à dire. Il suffit de voir nos lancers-francs (57%). Mais on ne va pas faire la fine bouche. L'essentiel était de gagner. Si on m'avait dit qu'on allait battre Trappes comme ça, j'aurai signé tout de suite ».
Les anciens (Mouget, Walter, Moundy, Zaïre) ont répondu présent, comme Trobo et Yatéra après la pause. Seul Vincent Margueritte, qui pourtant en impose dès qu'il approche du panier, a eu un rendement sinusoïdal, en s'écartant trop souvent. C'est avec cet attelage que Salins a fait un match solide et rigoureux, bien éloigné de la dernière prestation face à Cergy. « Contre ces derniers, on pense qu'on a fait le plus dur puis on craque. Là, on a été plus rigoureux même si on veut se faire un peu plaisir à la fin », reprend l'entraîneur, qui souligne l'« insouciance » de ses ouailles. En voyant Moundy évoluer à ce niveau et l'efficacité de la zone mise en place après la pause, on pardonnerait presque les 86 points encaissés à la maison. Encore trop pour la plus mauvaise défense de la poule. « Mais en attaque, on est dans les meilleurs, rétorque Simati. On a des joueurs d'instinct et c'est aussi ma façon de procéder qui donne ces rendements offensifs et défensifs ».
Avec ses défauts et ses qualités, voilà le JSBC remis en selle avant la fin de l'année. Dans ce championnat très serré, où une simple victoire vous fait passer de lanterne rouge à non-relégable, Redjali Simati, qui retrouvera Robert Trojanowski à la rentrée, veut désormais une grosse série, dès le mois de janvier afin de sortir complètement de l'ornière. « Réceptions d'Alfortville et de Tremblay, déplacement à Mirecourt et derby à Poligny : dans l'idéal, je veux un 4 sur 4, lance Simati. Si ça se passe comme ça, le maintien ne sera pas loin ».
Poligny : Roux a vu du mieux
Une nouvelle fois, à l'extérieur, Poligny a perdu. Mais à Kaysersberg (70-82), Dominique Roux a vu du mieux : « Je ne suis pas pessimiste, dit-il. C'était mieux, il y avait moins de soubresauts. On était toujours derrière, jamais décrochés. Il y avait une meilleure intensité, une meilleure globalité. Le malade va un peu mieux ». Mais pour espérer l'emporter en Alsace, il y avait trop de facteurs contraires : un banc faiblard (7 points), l'absence de Sacco empêchant une rotation, la défense trop lâche sur Da Sylva (29 points) et un nombre de pertes de balles indigne (30). Quand en plus, Pascal Pingliez, pourtant maître en la matière, se ratait aux lancers francs (1/8), c'en était trop pour des Polinois qui voient arriver la trêve d'un bon ½il. Les joueurs, très fatigués, vont tous se ressourcer dans leurs familles avant de remettre le bleu de chauffe dès le 29 décembre et un amical Poligny-Salins. Pour 2010, Dominique Roux est loin de désarmer : « Il y a matière à mieux, à domicile mais aussi à l'extérieur ! ». Ça tombe bien. Pour Poligny, la reprise de N2 se fera à Charenton, un match qui pourrait valoir très cher.
Jean-Philippe Cavaillez
jpcavaillez@leprogres.fr